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Le Mans, bords de Sarthe hier et aujourd'hui.. (1)

Publié le par petitefolie72

 

 

 

Laissez moi vous conter les rives de la Sarthe, au Mans, du moulin Renard à la manufacture des tabacs, en évoquant les ponts, les tanneries, les bateaux-lavoirs, les enceintes, les empreintes du temps.

 

 

départ Quai Louis Blanc,

Moulin Renard et bains Boulay puis

  Ondine Club...

 

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Le Moulin Renard a été restauré en 1977 il appartient a une personne privée

 

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De tous temps la ville du Mans entretien avec la rivière une complicité de subsistance et un rapport ludique comme on peut le constater sur cette photo.

les bains datent de 1870,

Téléchargement des articles parus dans la Vie Mancelle et Sarthoise ci-dessous


bainboulay1.pdf

 

bainboulay1.1.pdf

Vue de l'autre coté de la rive

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avançons un peu, croisons l'emplacement de la passerelle du Bon Pasteur construite en 1885 (dite chameau à cause de sa forme) et qui fut détruite par un bombardement en 1944, il subsiste encore les piliers de départ, nous sommes quai Ledru Rollin

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Sur cette rivière, existait à l'époque des "bateaux lavoirs"

Sur les bords de la rivière Sarthe, les riverains installent d'immenses bâtisses en bois situées le long des quais ou des berges; quelquefois à côté des moulins

ce sont les bateaux lavoirs

Histoire des infrastructures et espaces fluviaux du Mans


regardez sur la photo ci dessous la cathédrale a encore sont clocheton !!

 

 

Le système des bateaux-lavoirs s'est généralisé en quelques années (entre 1861 et 1870 ) car il répond à un double besoin :
d'une part la population souhaite une meilleure utilisation de l'eau et ses habitudes vestimentaires ont changé (la diffusion de vêtements plus légers, en coton nécessite des lavages plus fréquents),

 

LA LESSIVE,  UNE AFFAIRE DE FEMMES

Les grandes lessives sont des temps majeurs dans l'activité des femmes. Dès XIIème siècle, la lessive du gros linge est en usage une fois l'an, puis deux fois l'an, voire trois fois au XIXème siècle. A côté de ces temps forts, il y a naturellement des lessives plus modestes, mais tout ausssi compliquées : le fameux jour de lessive.

sur cette superbe photo encore un bateau lavoir

Image

 

Avancons jusqu au pont Yssoir

autrefois nommé le pont en X

Le pont en X a été construit en 1898 par Harel de la Noé

pour le passage des tramways à
vapeur départementaux et des tramways électriques de la ville du Mans

Cet ancien pont était situé à proximité de l'actuel pont Yssoir (Sarthe)

Le 8 août 1944 entre 2h00 et 6h00 le pont en X ainsi que le pont Yssoir,
la passerelle d'enfer, le pont en fer . . . ont été sabotés par les allemands

Le 8 août 1944 est le jour où Le  Mans a retrouvé sa liberté

 Image

Un pilier de l'ancien pont en X est toujours visible dans les jardins des Tanneries (Quai Louis Blanc)
situé au pied de la cité Plantagenêt (à proximité de l'actuel pont Yssoir)

Le pilier de l'ancien pont en X vu depuis le quai Ledru-Rollin (rive droite de la Sarthe) Il ne reste du pont que ce pilier retrouvé en 2001 et replacé dans le jardin des tanneries

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de l'autre coté du quai, Le tunnel


Le tunnel a été percé de 1870 à 1877. Il joint la place des Jacobins au pont Yssoir. Longtemps mal-aimé des Manceaux, même s'il fait partie intégrante du paysage de la ville, il est aujourd'hui mis en valeur par le plan lumière et le fleurissement de ses alvéoles.

Le tunnel a été construit au XIXe siècle, entre 1873 et 1877. Il a été longtemps réservé à l'ancien tramway, qui empruntait aussi les multiples ponts sur la Sarthe. Ce tunnel monte la haute pente pour atteindre le centre ville. Il est le moyen le plus direct pour se rendre sur les hauteurs de la Cité Plantagenêt de même que sur la place des Jacobins.

Fichier:TunnelduMans.jpg

Le Tunnel, vers 1880-1890. On y distingue les rails de

l'ancien tramway du Mans

 

Image

 

la gare des tramways se situait un peu plus bas

rive gauche après le pont gambetta

face au quai amiral Lalande

 

Image

Mais arretons nous avant Quai Louis Blanc

dans ce petit jardin dit des "tanneries" ou étaient les tanneries

Jardin buccolique le long de la Sarthe,

vue magnifique sur la muraille romaine et sur la Cité Cénomane.

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Le jardin des Tanneries n'a pas toujours été un petit coin de verdure... On y préparait autrefois des cuirs.

Pourquoi le « jardin des tanneries » ?

La tannerie, c'est l'atelier du tanneur. L'artisan qui travaille les peaux animales avec du « tan » (de l'écorce de chêne réduite en poudre) pour en faire du cuir. Si le jardin du quai Louis-Blanc porte ce nom, c'est en souvenir d'un vaste quartier disparu où travaillaient de nombreux tanneurs. Les paroisses « basses » de Saint-Hilaire et de Gourdaine, situées entre la muraille romaine et la Sarthe, vivaient principalement de cette activité.

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Que faisait-on aux « tanneries » ?

Pour tanner, il faut de l'eau. C'est la raison pour laquelle le quartier a poussé le long de la Sarthe. Les peaux arrivaient dans du sel pour bien les conserver. Il fallait donc commencer par nettoyer les peaux. Elles étaient ensuite plongées dans des bacs contenant de la chaux, et épilées. On retirait également tous les déchets de peau pour éviter la putréfaction...

Les tanneries du Mans marchaient-elles bien ?

Mais oui, mais oui... À une époque en tout cas. Entre 1835 et 1840, les cinq tanneries du Mans produisaient 60 000 peaux par an et les neuf mégisseries « environ 100 000 peaux de chevreau » (1). À cette époque, le travail des cuirs ¯ que l'on exporte jusqu'aux États-Unis ¯ représente l'une des premières industries du Mans.

201105lemans--41-.JPG201105lemans--42-.JPG

Pourquoi les tanneries ont-elles disparu ?

C'était une question de santé publique ! Les gens vivaient mal dans ce quartier humide et nauséabond où pullulaient les rats. Les maladies s'y attrapaient et s'y transmettaient rapidement. De plus, l'industrie du cuir ne marchait plus très fort depuis une bonne vingtaine d'années. En 1867, la municipalité décide de raser le quartier et de construire des quais rive gauche. Les habitants sont expropriés et les démolitions commencent deux ans plus tard. Les tanneurs s'installent alors derrière la gare, dans le nouveau quartier de l'Australie. Les quais de la rive gauche dureront dix ans.

Louis MONZIES

Peintre et graveur

1849 - 1930

http://michel.pasqual.pagesperso-orange.fr/LouisMonzies/images/aquarelles/Aqua125-MM.jpg

Reste-t-il des traces des tanneries ?

Sur place, non. Difficile en se promenant au bord de l'eau de se faire une idée du passé de ce site. En revanche, les peintres et les photographes nous ont laissés de nombreuses vues. Pour comprendre à quoi ressemblaient les tanneries du Mans, direction le musée de la Reine Bérengère. Là-bas, sont conservés de nombreux tableaux et dessins les représentant. À commencer par les oeuvres très précises de Louis Moullin.

Fichier:Quartier des tanneries (4).jpg

Magnifique photo Louis Cambounet ?

(Histoire du Mans et du pays manceau. Olivier RENAULT)

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Les jardins des Tanneries forment un parallélisme avec les jardins de Gourdaine, situés de l'autre côté du tunnel des Jacobins. Ils forment également un parallélisme avec les jardins Pierre de Ronsard et Jacques Pelletier avec, pour axe de symétrie, l'étalement est-ouest du Vieux Mans. Bien qu'ils soient en dehors, ces jardins sont rattachés administrativement au Vieux Mans dont ils étaient autrefois un quartier constitutif.

 

Fichier:Vue du Vieux Mans.JPG

 

L'ancien quartier des Tanneries inspira bon nombre de peintres manceaux du milieu du XIXe siècle. Alors industrieux et sale, le quartier, situé au bas de la colline, se trouve coincé entre la muraille du IIIe siècle et la Sarthe. À cette époque, les maisons à pan de bois sont enchevêtrées les unes sur les autres. Les séchoirs se mêlent aux restes de murailles gallo-romaines. Les peintres ont rendu tout cela sous différents jours, entre pittoresque, réalisme et excès. Surtout, les tanneries permettaient d'obtenir un panorama saisissant, souvent du nord-ouest du vieux Mans. L'atmosphère de l'endroit est contrastée entre décrépitude du quartier bas (voire de la cité Plantagenêt tout entière) et éclat de la cathédrale, dominant la colline tout entière.

La plus grande collection restante est celle peinte par Louis Moullin au cours des années 1850, décennie de changements profonds dans l'architecture de la ville.

Fichier:Jardins des tanneries Avant 1870.JPG

Les tanneries avant 1870

 

vous voyez sur toutes ces photos que toutes les maisons

se situant entre les berges et la murailles ont été détruites

laissant apparaitre l'enceinte romaine

Fichier:Le Mans muraille Gallo Romaine nord-est.JPG

 

voila je vais arreter ici pour ce soir... à un autre jour pour la fin

de cette superbe balade commencée à l'office

du tourisme, face au pilier rouge.

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Commenter cet article

GRAND 04/09/2011 13:14



je viens de découvrir ton site et je le trouve super !!! des anecdotes, des photos, de l'histoire avec des cartes postales des siècles passés !!! génial !!


je me balade souvent sur le mans , mais je ne l'avais pas encore vu sous cet angle !!!


bon, je continue la balade !!! merci encore !!!



Jetelle76 04/08/2011 16:31



C'est une bien belle balade que tu nous offres là !


Et ces photos anciennes, elles sont magnifiques !


Merci pour ce dépaysement Béatrice.
Bises de Normandie.  Jetelle.



Rima 18/07/2011 13:25



Bonjour ,magnifiques photos ,paysages ,le pilier remarquable.bonne journée.



Lilou-52 30/06/2011 19:44



Le Mans comme je ne le connaissais pas. Une bien belle découverte très riche d'enseignements.



Maedes 07/06/2011 03:35



Rhôooooooooo j'ai retrouvé des tas de trucs.... mon petit jardin, le quai Ledru Rollin... la cascade.... on parlait encore du pont X pendant mon enfance...... On ne disait pas "en
X"..... Une superbe balade, merci mille fois pour ce travail!!!!
Je suis très occupée en ce moment... copains et préparatiion du voyage... je reviendrai fin juillet..
Mille bisous argentins!