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Maroc 2010, Casablanca, Mosquée Hassan II...

Publié le par petitefolie72

 

A Casablanca, il y a peu de choses à visiter, mais vous devez  contempler la mosquée Hassan II, qui surplombe la corniche, s'avance dans la mer et domine la ville de son imposant minaret, l'un des plus hauts du Maroc.
Fait rare et à noter, il est possible de visiter l'intérieur de la mosquée tous les jours de la semaine, sauf le vendredi, jour de la prière. Mais rien que l'extérieur vaut le coup d'oeil, le prix de la visite intérieure '120 drh', 12 euros ne nous a pas incité à entrer...

 

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Chef d'œuvre de l'architecture arabo-musulmane , la Mosquée Hassan II est l'une des plus belles édifications religieuses à travers le monde,

elle est unique de part son architecture et ses dimensions.



Erigée en partie sur la mer ,la Mosquée Hassan II est un complexe cultuel et culturel, aménagée sur neuf hectares et comporte une salle de prières , une salle d'ablutions , des bains , une école coranique (medersa), une bibliothèque et un musée  ; elle est d'une capacité de 105.000 fidèles et est considérée comme le plus haut édifice religieux de part le monde et ce grâce à son minaret qui culmine à 200 m de hauteur et qui est doté d'un laser d'une portée de 30km dirigé vers la Mecque.

 

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vu sur internet : (c'est un peu long mais je vous invite à lire)

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MOSQUEE HASSAN II - Casablanca
10 décembre 2004, 10:35
 

Par Par Khalid Tritki Hebdo "Tel quel"



Enquête. Mosquée Hassan II, du racket à la réhabilitation




(AFP)



Milieu des années 80, Hassan II a une idée "diabolique". Faire une mosquée au frais de la population. Mais pas n’importe laquelle : une qui coûte 7 milliards de dirhams. Imaginez le carnage. Aujourd’hui, on veut faire oublier cette parenthèse. La machine de la réhabilitation est en marche.


Savez-vous que la mosquée Hassan II peut abriter des restaurants avec vue panoramique ? Etes-vous au courant que des étages du minaret peuvent être loués comme des locaux à usage professionnel ? Bien sûr que non. La mosquée que les marocains ont financée cache des trésors non exploités. Et tout laisse croire que l’heure du réveil à sonné. La mosquée Hassan II aura une seconde vie. "C’est le souhait de la haute autorité du pays", lance un fin connaisseur du fait religieux. Une stratégie est en cours d’élaboration pour donner à la mosquée l’aura qu’elle mérite. Construite pour abriter 120.000 fidèles, la mosquée est presque déserte à l’heure des prières. Tout le matériel sophistiqué dont elle dispose pour émerveiller et émouvoir la foule est un luxe inutile. Le lieu est majestueux, mais l’âme n’y est pas. Une petite mosquée dans un quartier populaire de la ville fait mieux. Et il est temps d’inverser la tendance, se disent les responsables de ce dossier. Comment ? En recourant aux procédés du marketing direct. Depuis les attentats du 16 mai 2003, l’Etat a changé de stratégie sur le plan religieux. Plus les tentatives versent vers le cadrage de l’islamisme politique, plus la gestion de la chose religieuse prend de l’espace. "Nous savons que le Marocain veut de la spiritualité, et nous allons lui en donner dans un package agréable", confie un cadre du ministère des Affaires islamiques. Le mot est dit : le package. La mosquée Hassan II est l’espace propice pour expérimenter la nouvelle stratégie.
Le ramadan a servi de test. Pendant tout le mois de jeûne, Al Kazabri, un imam que des cadres du ministère ont recruté, faisait salle comble. Et, contrairement aux usages avant le ramadan, (système de relais entre les 5 imams qui s’occupent de la prière), le programme a choisi le forcing. Le même imam passe tous les jours de la semaine. Ce succès a donné de l’espoir. D’autres initiatives suivront. L’activité de la mosquée ne devrait pas en principe se limiter à la prière. Comme à la télévision, la programmation doit préparer à l’arrivée du prime time. Des conférences, animées par des savants de tous les coins du globe, sont envisagées. Des séances de psalmodie également. Mais cela à lui seul ne suffit pas. La mosquée a d’autres atouts qui n’ont jamais été exploités.
Une réflexion serait, selon des sources bien informées, en cours pour permettre à la mosquée de remplir son rôle religieux sans être un fardeau pour la communauté. Fardeau ? Le mot peu choquer. La réalité s’impose à tous cependant. La mosquée pompe plus de 30 millions de dirhams par an au conseil de la ville de Casablanca. Ses frais de gestion mobilisent plus de 100.000 Dh par jours. Et cela ne suffit pas. Ses installations se dégradent de jour en jour. Solution : les faire revivre pour attirer la foule. "Si votre ami ne souhaite pas faire la prière, il peut toujours attendre dans un café ou faire un tour dans une librairie de la mosquée", propose un cadre de l’agence urbaine. Et attention, il aura le choix entre des restaurants indonésiens, iraniens, philippins (peut-être aussi afgans, pourquoi pas ?). Quant aux librairies, l’actuel musée, dont il n'y a que les murs, serait transformé, après aménagement, en un espace de vente et d’exposition des livres religieux. L’idée est d’attirer les libraires du quartier Habous à Casablanca vers la mosquée Hassan II. Ingénieux.
Pour l’heure, ce n’est qu’un rêve. Aujourd’hui, pour attendre un ami, comme le dit notre source, il n’y a que le trottoir. Où il peut méditer sur l’histoire mouvementée du monument le plus visité de la ville. Cette tentative de réhabilitation serait-elle le moyen de faire oublier la cicatrice de la construction ? "Tu construis une mosquée, Dieu te réserve une chambre au paradis", se disent les Marocains. Mais qu’en est-il de celui qui a été forcé de payer ? Aura-t-il droit au paradis ? Au moment de l’édification, une blague circulait dans les milieux démunis. "On pense déjà à nous caser au paradis alors que nous n’avons même pas une chambre sur terre". Un humour qui donne le ton sur une époque bien particulière de notre histoire, une époque typiquement hassanienne.

Quand le roi veut sa Mosquée
Au milieu des années 80, presque 10 ans après l’éclatante idée de la Marche verte, Hassan II en trouve une autre, et pas des moindres. Lors de l’un de ses discours, que lui seul savait improviser, il propose la construction d’une méga mosquée sur l’eau. Il ne pouvait pas construire la plus grande mosquée du monde, car il y a celle de la Mecque qui ne cesse de grandir sous la pression des pèlerins. Il a pensé à la première mosquée sur l’eau et à la troisième au monde pour sa capacité d'accueil. L’idée charme la population, d'autant qu'elle se base sur des contributions volontaires et selon la capacité financière de chacun. D’ailleurs, un ancien responsable communale confirme que l’idée de base était le volontariat. Après trois mois de collecte, le ministère de l’intérieur s’est rendu à l’évidence. Le pactole était maigre. Il fallait passer à la vitesse supérieure. D’où la deuxième phase de la collecte et la plus douloureuse. Et avant de passer à l’acte, il fallait s’y préparer.
Au niveau de chaque gouvernorat, une commission était mise en place. Elle regroupait les représentants de la sûreté nationale, des agents d’autorités (caïds et pachas), des représentants communaux et même les imams de la préfecture. "Elle avait tout pour impressionner", raconte un témoin de l’époque. Des fiches ont été minutieusement préparées sur chaque homme d’affaires et commerçant de la circonscription. "Grâce à la collaboration de l'administration des impôts, des douanes, de la conservation foncière, mais surtout au système de renseignement des moqadems, la commission savait exactement tout sur le patrimoine des hommes d’affaires", explique un ex-président de commune. Et à partir de là, chaque préfecture, voire chaque commune se devait de collecter le montant qui lui avait été réservé. Le moment n’était plus au volontariat, le traumatisme pouvait commencer. Pour chaque commerce ou usine, l’autorité exigeait 1% du chiffre d’affaires. La gravité d’une telle démarche est qu’elle ne prend pas en compte la rentabilité de l’affaire. Un prélèvement sur les bénéfices aurait été plus logique. Mais non, il fallait le chiffre d’affaire pour gonfler la recette.
En face de cette frénésie de l’état, les contributeurs réagissaient différemment. "Il y avait ceux qui payaient sans discussion, ceux qui négociaient et ceux qui avaient du patrimoine, mais qui ne pouvaient pas contribuer", se rappelle notre témoin. Tous les commerçant et industriels ont été donc convoqués. "On recevait une convocation signée par l’autorité et on ne savait pas pour quelle raison. On sentait la pression", se rappelle ce textilien. Si le convoqué est de la troisième catégorie, le drame était assuré. Le problème se posait surtout avec les propriétaires fonciers. L’un d’entre eux a été choqué quand la commission lui a demandé un pourcentage sur la valeur des terres qu’il possède. Il a eu beau lui expliquer que les terrains non bâtis ne dégageaient aucun revenu, la commission a continué à le marteler allant jusqu’à lui demander un chèque sans provision. S’accrochant à son refus, la commission lui demandait de partir car "la mosquée serait construite avec ou sans lui". C’était une affirmation, c’était une menace. Tout homme d’affaire a besoin un jour ou l’autre des services de la commune, de l’arrondissement et de la préfecture. Ceux qui refusent de tempérer, le paieraient cher un jour ou l’autre. "Quand on lui a lancé cette phrase, l’industriel s’est effondré. J’ai vu un homme pleurer car il se savait impuissant", nous conte un témoin de la scène. L’image est choquante. Elle révèle comment un geste noble pour la réalisation d’un majestueux projet s’est transformé en un racket d’état. "Nous avons versé 700.000 dirhams en tout, devant et hors commission", raconte un autre industriel de la ville. Il était en effet d’usage de recevoir la visite des moqadems venuspour réclamer un plus, certainement pour gonfler leurs poches. Le système était ouvert à tous les dépassements : "Imaginez un système où les supérieurs donnent le feu vert de soutirer autant que possible", souligne un ex-président de commune.
Le comportement devant les étrangers était différent. Surtout s’il s’agit d’un dirigeant d’une filiale d’une entreprise étrangère. Il est, en effet, difficile de justifier, devant les financiers de la maison mère, la disparition de 1% du chiffre d’affaires. L’un d’entre eux, a même proposé de payer une contribution de sa poche, en tant que chrétien respectant l’islam, au lieu de toucher les comptes de la société. Les autorités ont sauté sur l’occasion. La pression s’est poursuivie jusqu’au jour où le ministère de l’Intérieur a jugé opportun d’arrêter. Le racket a drainé plus de 5 milliards de dirhams. Ce n’était pas assez, mais le score était honorable pour tous, surtout pour Driss Basri, le numéro deux du régime. D’ailleurs il a été le premier à se servir. En 1987, l’année où allait commencer la construction de la mosquée, le grand Vizir crée la société "Les grandes Marbreries du Souss" à Agadir. Objectif, fournir tout le marbre de la Mosquée Hassan II. Pour un édifice qui a coûté presque 7 milliards de dirhams, imaginez la facture en marbre. D’ailleurs, la société n’a pas fait long feu. Elle s’est éteinte quelques temps après la fin (fin clinique et non pas juridique) de la construction de la mosquée. Cette période a duré sept années. Le jour de l’inauguration, début 1994, la majesté de l’œuvre a temporairement fait oublier les "coups de fouet" du ministère de l’Intérieur. Rayon laser, une tour de plus de 200 mètres, un parking souterrain de 1.500 places, une bibliothèque, un musée, un hammam et un bassin turc, des salles de prière à couper le souffle… c’était grandiose. Mais que reste-il de cette grandeur ?

"La mosquée du peuple" en perdition
La mosquée Hassan II devait, selon les plans de son maître d’œuvre, créer de l’animation autour d’elle. Et ce faisant, générer de quoi s’entretenir. Le hammam, la bibliothèque ou encore le musée était destinés à cela. Or, depuis leur construction, ces installations n’ont jamais servi. Du coup, la seule recette que génère la mosquée découle des visites guidées pour les touristes (120 Dh pour un étranger, 50 pour un MRE). Puisque nous ne sommes pas encore au 10 millions de touristes, la cagnotte ne dépasse guère 10 millions de dirhams par an. Le reste est versé par le conseil de la ville. Une participation du ministère des Habous et des affaires islamiques est prévue. Ce dernier a effectivement affecté les revenus de terres agricoles au financement de la mosquée. "Ce sont de faibles montants. Et quand la terre n’est pas louée, nous ne versons pas d’argent à la mosquée", souligne un cadre du ministère des Habous. Ce qui explique l’irrégularité des versements. En gros, la mosquée est un gouffre financier. La facture d’électricité, à elle seule, nécessite 6 millions de dirhams par an.


Pour alléger la subvention, l’Agence urbaine de Casablanca avait, en 2002, pensé à la concession de la gestion du hammam et du parking. L’appel d’offres a eu lieu, mais les offres ne correspondaient pas aux attentes. La meilleure offre ne dépassait pas 2 millions de dirhams alors que les cahiers des charges tablaient sur 20 millions de dirhams, rien que pour le hammam. Le décalage est énorme. Depuis, ces projets sont dans les tiroirs. Rabat, ne mettant pas la Mosquée dans ses priorités, l’Agence laissait moisir. Or, sur les 230 employés de l’agence, la direction qui gère la mosquée compte 160 personnes. Elle pouvait ouvrir le hammam et le gérer par elle-même. "La démotivation des employés et le laissez-aller des autorités de tutelle ne favorisait pas cette option. Dans les conditions actuelles, aucun fonctionnaire de l’agence n’accepterait de se plier aux horaires d’un hammam", lance une source proche de l’agence. à l’avènement du gouvernement actuel, et à la suite des nouvelles nominations, un air de changement, peut-être furtif, a plané sur l’agence. Le dossier de la mosquée est mis entre les mains d’un proche du secrétaire général du ministère de l’intérieur. Sa mission initiale est de gérer "le désordre constaté à la Mosquée". C’est un contractuel dont l’objectif est de présider aux futurs travaux de la réparation des dommages subis par le front de mer de la mosquée. Il prépare le terrain à un investissement estimé de 600 à 800 millions de dirhams. En attendant que le marché soit attribué, il déterre les dossiers de la concession pour les actualiser. "Il s’agit d’une étude qui va définir le potentiel de la mosquée", glisse une source à l’Agence. Après vérification, il s’avère qu’il ne s’agit que d’un audit technique qui vise à établir un diagnostic des installations électriques et machineries de la mosquée. On est loin de l’étude de potentiel. Pour l’heure, seule l’école coranique tourne à plein régime. Elle compte 220 élèves et dépense 135.000 dirhams par mois pour les bourses et l’internat. Elle ne relève pas de la direction de la mosquée et c’est le ministère des Habous qui lui verse son budget. C’est la seule animation de la mosquée. Dans peu de temps, elle ne sera plus la seule si l’avenue royale émerge de ses plans. Un projet conçu sur mesure pour la mosquée et dont l’exécution connaît d’autres tribulations. En attendant, le relance spirituelle va plus vite que l’animation commerciale.


Mystère financier. La fumeuse théorie du FMI

Bien après la construction de la mosquée, une théorie circulait sur les intentions réelles du défunt roi. Elle faisait état de la pression du Fonds monétaire international (FMI) sur le Maroc pour le retrait de liquidités. Selon cette théorie, Hassan II avait abusé de la planche à billets pour financer le déficit de l’Etat. A chaque fois que les caisses étaient vides, il faisait imprimer des billets de banque et les faisait circuler. L’inflation, étant à un niveau alarmant, le roi devait retirer le maximum d’argent du marché et le détruire. Et puisque le roi ne pouvait sans raison valable demander de l’argent au peuple, a inventé la mosquée sur l’eau. Aucun Marocain ne pouvait s'y opposer. Des sources gouvernementales de l’époque répliquent que c’est archi faux. "La seule contrainte qu’imposait le FMI, était de ne mettre aucun sous de caisse de l’état dans la construction de la mosquée". En 1986/87, le Maroc était sous perfusion. Le plan d’ajustement structurel ne laissait aucune place à cette fantaisie. Et le seul moyen était que la population verse la totalité du montant ou presque, ce qui explique l’ampleur de la pression sur les bourses. Un économiste, renforce cette idée : "Si retrait des billets il y a eu, comment expliquer leur réinjection dans l’économie, donc dans le marché, en finançant la construction de la mosquée". Une question à méditer.

Avenue Royale. La CDG fait pression

L'avenir de la mosquée Hassan II est lié à celui du projet de l’avenue Royale. Ce dernier a démarré en 1996, juste après l’ouverture de la mosquée au public. Il vise à relier le site de la mosquée à la place des Nations Unies (place de la grande fontaine de Casablanca), soit une longueur de 1,5 kilomètre sur une largeur de 60 mètres. Tout au long de l’avenue, le plan Master prévoit la construction d’un opéra, d’un palais des congrès, d’un centre d’affaires et d’habitations de standing. Le projet a été divisé en quatre pôles dont celui de la mosquée est prioritaire. C’est un tronçon de 850 mètres de long, reliant Bd Ziraoui à la mosquée. Depuis quelques temps, le projet semble en stand by. Et des rumeurs consistantes évoquent la quasi faillite de la Sonadac, la société qui le gère. Placée sous l’autorité du ministère de l’intérieur, la Sonadac dispose d’une réserve foncière importante qui lui permet de reloger les habitants évacués de la zone de la mosquée. Justement, certains habitants font de la résistance. "Jusqu’à maintenant, nous avons relogé 2.500 familles et nous avons 120 maisons évacuées que nous ne pouvons pas démolir", nous explique Mohamed Naimi, directeur général de la société. Pour cause, les maisons sont dans un état de délabrement tel que si la démolition touche l’une d’entre elles, tout le quartier risque de s’effondrer. "Une minorité des habitants ne veulent pas évacuer et nous préférons la manière douce, en tout cas pour l’instant", poursuit-il. Les residents demandent un plus par rapport à l’offre de la Sonadac en guise de dédommagement. Mais au-delà de cette contrainte qui peut à tout moment être résolue, par la justice et l’expropriation s’il le faut, la Sonadac est prise en tenaille entre le ministère de l’Intérieur et la CDG. La caisse affiche clairement son ambition de récupérer la société et son projet avec. D’ailleurs de 5% du capital, la CDG est passée à 8% par le rachat des parts des autres banques. Pour maîtriser davantage la société, la CDG fait pression pour que le ministère de tutelle lâche prise. Cela est indispensable pour la caisse. Elle vient de finaliser un contrat pour la reprise du projet de la marina de Casablanca et cherche à mettre l’avenue royale sous sa coupe. Objectif : une gestion intégrée des projets de la Corniche, des abords du port jusqu’au phare de la ville. Et tant que les deux partenaires (intérieur/ CDG) ne se sont pas mis d’accord sur les modalités de transfert, les deux projets sont en arrêt. D’ailleurs, le conseil d’administration de la Sonadac, qui se tiendra avant la fin de l’année, devra en principe trancher sur cette question. Quant à la quasi faillite, elle est exagérée. La société a des problèmes de trésorerie. Elle avait prévu de vendre en 2002, les terrains de la rive droite de la mosquée Hassan II. L’enveloppe qu’elle devait empocher était estimée à 600 millions de dirhams. Ses actionnaires l’ont sommée d’attendre. Résultat, un projet de 6 milliards de dirhams qui pourrait métamorphoser la ville, reste dans les tiroirs. Jusqu’à quand ?



Par Maroc Kifah



Dernier mot. Trouble mosquée

En bons schizophrènes, les Marocains entretiennent, à l’égard de la mosquée Hassan II, des sentiments confus et contradictoires. Autant sa beauté architecturale ne fait aucun doute, autant on ne peut se résoudre à l’aimer sans se poser de questions. Est-ce une part de nous et de notre culture ? Cet édifice nous appartient-il vraiment ? Pourquoi associons-nous son image, instinctivement, à celle du ministère de l’Intérieur ? Mais d’un autre côté, pouvons-nous nous permettre de ne pas être fiers de "notre" mosquée, la plus grande du monde après celle de la Mecque ? L’ambiguïté est telle qu’on en est réduit à fuir ce sujet, parce que sans issue satisfaisante. Souvent, pour éviter d’aller plus loin, la discussion se clôt par un laconique "elle est très belle, c’est déjà ça de gagné".





Le Colisée à Rome, symbole de tout un pays ou encore la Tour Eiffel, fierté de tout un peuple, font l’unanimité. Mais en plus, ce sont des mannes financières, les recettes touristiques qu’ils génèrent constituant un très appréciable retour sur investissement. Les touristes étrangers payent bien un petit quelque chose, pour visiter la mosquée Hassan II. Mais ce n’est pas cette misérable obole qui amortira son coût vertigineux (que je ne connais pas, pour la simple raison que je ne sais pas compter au delà de miate melioune).
Certains jours, on reste bouche bée devant ses arabesques sculptées dans le marbre. D’autres jours, on regrette cet "investissement" vain. Déchirés entre son indiscutable splendeur et son inutilité dans notre affligeant quotidien, il est difficile d’appréhender ce monument sans s’embarquer dans une singulière introspection. Finalement, cette mosquée très spéciale exprime assez bien notre identité : incertaine, confuse, paradoxale.



Modifié 1 fois.

 

site visité http://dafina.net/forums/read.php?52,84217,185227

 

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mounic 05/11/2010 21:29



t'as bien fait! marre du racket! bisous



petitefolie72 05/11/2010 23:14



oui et toujours sur le dos des memes !! bizzzzzzzz



mounic 04/11/2010 18:32



quelle histoire! et quelle folie! tu vois ce n'est pas d'aujourd'hui quel'on presse le peuple comme des citrons! bisous



petitefolie72 05/11/2010 08:29



Oui, si bien que nous n avons pas voulu payer les 12 euros pour visiter l intérieur pas une question de radinerie mais après le peuple passer les touristes au presse citron ca suffit !! bizzzzz



ecureuilbleu 01/11/2010 19:50



Cette mosquée est magnifique et tes photos sont très réussies ! Merci pour toutes ces infos et bisous à toi



petitefolie72 02/11/2010 18:45



oui mais construite avec l argent de la population ...... bizzzzzzz